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Activation du SSH et gestion des clefs sur ASA 8.x

Devrant écrire une documentation rapide pour l’activation et la regénération de clefs pour un ASA en version 8.x, la voici:

Configuration

A partir de la console en mode configuration (conf t):

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ciscoasa(config)# enable password xxxxx

Il est recommandé de toujours mettre le mot de passe enable

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ciscoasa(config)# username xxx password xxxx privilege 15

L’admin local et son mot de passe qui effectuera la connexion SSH. Pour plus d’infos sur les privilèges voir

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ciscoasa(config)# aaa authentication ssh console LOCAL

Le mot clé local précise d’utiliser l’utilisateur défini dans la base locale à l’étape précédente. On peut utiliser d’autres moyen d’authentifications comme TACACS, RADIUS …

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ciscoasa(config)# ssh a.b.c.d 255.255.255.0 inside

On précise quelles IPs ont le droit de se connecter en SSH et depuis quelles interfaces. A répéter sur toutes les interfaces ayant besoin d’être activées.

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ciscoasa(config)# ssh timeout 30

Le temps d’inactivité autorisé avant déconnexion.

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ciscoasa(config)# ssh version 2

On n’autorise que la version 2 de SSH. La 1 étant deprecated pour des raisons de sécurité.

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ciscoasa(config)# domain-name monnom.com

Le nom de domaine à utiliser. La clé RSA est générée en utilisant le nom de domaine plus le nom du firewall

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ciscoasa(config)# crypto key generate rsa modulus 2048

On génére une clef SSH RSA 2048bits.

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ciscoasa(config)# wr

On écrit les clefs en mémoire pour ne pas les perdre après redémarrage.

Si on résume:

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ciscoasa(config)# enable password xxxxx

ciscoasa(config)# domain-name monnom.com

ciscoasa(config)# username xxx password xxxx

ciscoasa(config)# aaa authentication ssh console LOCAL

ciscoasa(config)# ssh a.b.c.d 255.255.255.0 inside

ciscoasa(config)# ssh timeout 30

ciscoasa(config)# ssh version 2

ciscoasa(config)# crypto key generate rsa modulus 2048

ciscoasa(config)# wr

Visualisation

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asa(config)# show ssh sessions ?

exec mode commands/options:
Hostname or A.B.C.D Show SSH sessions corresponding to SSH client IP
address
Hostname or X:X:X:X::X Show SSH sessions corresponding to SSH client IPv6
address
| Output modifiers

Sessions SSH en cours

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asa(config)# show crypto key mypubkey rsa
Key pair was generated at: 12:48:08 UTC Feb 8 2012
Key name:
Usage: General Purpose Key
Modulus Size (bits): 1024
Key Data:

30819f30 0d06092a 864886f7 0d010101 05000381 8d003081 89028181 00bf9109
79f201ad 7f0edfc1 9192a31d 8da48eb6 f0cc3a37 2ce5472d 6b73523f 9e4f00fd
abdedeea e519cb86 f31bdbca 68a55367 b3fd95e1 cd692d8b 493f0e7e c2cbf8a3
af826c2c 53111c59 c3f2fb92 d6ac54a3 ac093afc c9027c76 3d8dcbed 51d44e34
d4a95ced 037e56da 8f9849f5 0d6d9014 dd95929f f77be2f2 8ce53eee 65020301 0001

Affichage de la clef RSA

Reconfiguration

Et en cas de changement de hostname ou de domain-name ? Il est alors recommandé de réinitialiser les clefs ssh.

Pour cela :

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ciscoasa(config)# hostname nouveau-hostname

nouveau-hostname(config)# crypto key zeroize rsa

nouveau-hostname(config)# crypto key generate rsa modulus 2048

nouveau-hostname(config)# wr

NCSI ou « connectivité limitée » sous Windows

Depuis Windows Vista et Seven lorsque vous connectez un ordinateur à un réseau filaire ou wifi l’icône vous indique l’état de la connexion: non connecté, connectivité limitée ou accès internet.

Cette information est obtenue avec NCSI ( Network Connectivity Status Indicator ). Cette fonctionnalité fonctionne de la manière suivante:

  1. NCSI effectue une requête DNS sur www.msftncsi.com, puis demande la page http://www.msftncsi.com/ncsi.txt. C’est un fichier texte contenant Microsoft NCSI.
  2. NCSI effectue une requête DNS sur dns.msftncsi.com. Cela résout normalement en 131.107.255.255. Si cette vérification échoue on a un problème de connectivité voire un DNS menteur. Mais cette vérification est le plus souvent utilisée lors d’une authentification requise par une page web (type FreeWifi, NeufWifi ou tout autre hotspot).

La fonction part d’une bonne intention mais on envoie quand même une requête à Microsoft avec son IP … et les logs sont gardés:

IIS logs are stored on the server at www.msftncsi.com. These logs contain the time of each access and the IP address recorded for that access. These IP addresses are not used to identify users, and in many cases, they are the address of a network address translation (NAT) computer or proxy server, not a specific client behind that NAT computer or proxy server.

Source

Si on souhaite désactiver cette fonction on peut le faire dans la base de registre:

HKEY_LOCAL_MACHINE\SYSTEM\CurrentControlSet\Services\NlaSvc\Parameters\Internet
Under the Internet key, double-click EnableActiveProbing, and then in Value data, type: 0. The default for this value is 1. Setting the value to 0 prevents NCSI from connecting to a site on the Internet during checks for connectivity.

On peut également créer son propre serveur pour utiliser cette fonction en modifiant les entrées du registre correspondantes.

Après recherche on tombe sur des articles plus détaillées comme Super User.

A backdoor in the firmware

Je relaie cet excellent article du blog Sécurité, Réseaux et SI d’Orange qui fait froid dans le dos : A backdoor in the firmware .

Cet article explique la possibilité qu’un attaquant aurait en mettant à jour le firmware de la carte réseau de détourner la machine. L’action se passant quasiment au niveau physique elle est indétectable. Une fois la carte infectée, l’attaquant peut lire et interagir (au prix de manÅ“uvres succinctement expliquées dans l’article) avec le système, mots de passe, emails et infos confidentielles seraient donc « en libre-service ». L’article vous en dira plus là-dessus car il est bien écrit.

L’attaque est plus en niveau du « proof of concept » et elle est fortement dépandante du hardware mais malgré tout les implications font froid dans le dos !

Cet article m’a rappelé un autre évenement du printemps dernier : la vague de suspicion que les routeurs chinois contiendrait justement ce genre de backdoor ( un article ici ).

La sécurité d’un système d’information ne repose donc plus que sur le sytème d’exploitation, des services ou du réseau mais descend là fortement vers les couches physiques.

Depant ou comment vérifier si les mots de passe par défaut sont utilisés

Un risque élevé en sécurité est l’utilisation des mots de passe par défaut ou faible: clé WEP généré à partir du SSID, mot de passe admin toujours d’usine ou non initialisé, mot de passe type « toto »… mais détecter ce type de faille peut-être long et rébarbatif.
Midnight Research Labs propose le logiciel Depant (DE)fault (PA)ssword (N)etwork (T)ool) afin d’automatiser tout cela.
Depant effectue un scan Nmap afin de déterminer les équipements sur le réseau et les services tournant dessus puis grâce à l’aide d’Hydra et une liste de passwords génériques connus tente une connexion via la méthode de BruteForce par dictionnaire (essai de tout les mots de passes). On peut utiliser des listes existantes mais également fournir la sienne. De cette manière vous scannez puis testez l’ensemble de vos équipements de façon automatique.

Le résultat du scan indique si vous avez du boulot pour changer les mots de passe ou alors le droit d’aller prendre un café !

Plus d’informations sur cette page pour l’utilisation du logiciel.

Guides Linux

Un petit article avec des liens sur différents guides linux utiles.

Pour Centos 5 / Red Hat Enterprise Linux 5 :

  • Le guide de la NSA décrivant de façon complète la configuration et la protection du système. On doit à la NSA également le sytème de sécurisation kernel SE Linux et dans cet ouvrage elle décrit les différentes façon de sécuriser son système: des configurations générales à la description des différents services à activer ou désactiver. Accessible ici en téléchargement direct ou là sur le site de la NSA.

Pour Debian :

  • Les Cahiers de l’Admin. Ce cahier de l’Admin fournit un ensemble suffisant de connaissances pour qui souhaite devenir un administrateur Debian GNU/Linux efficace et indépendant. Il traite des outils et méthodes qu’un administrateur Linux compétent maîtrise, depuis l’installation et la mise à jour du système jusqu’à la création de paquetages et la compilation d’un noyau Linux, en passant par la supervision, la sauvegarde et les migrations, sans oublier des techniques avancées telles que la mise en place de SELinux pour sécuriser des services, l’automatisation des installations ou encore la virtualisation avec Xen. En téléchargement direct ici et la page du livre chez l’auteur c’est ici.
  • Le Guide de référence Debian. Un second livre complétant le premier et à garder sous la main. Et pour le lire c’est par ici.
  • Sécuriser Debian. Même idée que pour le guide de la NSA mais fait par une équipe Debian ce guide vous sera utile pour sécuriser votre serveur Debian. Et c’est ici.

Voilà en espérant que cela vous sera utile.